Bio…et des croutes.

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Né en 1964 a Pobe (sud-est du Benin), Florent Raoul COUAO-ZOTTI a effectué l’essentiel de ses etudes primaires, secondaires et universitaires dans son pays.
Apres le décès de sa mere survenu en 1973, il vit aupres de sa soeur de vingt ans son ainée a Parakou, puis rejoint son père a Cotonou, alors fonctionnaire dans la compagnie des chemins de fer. Suivent alors, apres son bac en 1983 et son service militaire, ses études en lettres modernes a l’Universite Nationale du Bénin, et a l’Ecole Normale Sup
érieure de Porto-Novo. Ses diplômes en poche, il traverse à pied, à moto, en camion et en taxi-brousse, le Bénin, le Togo, le Ghana et gagne la Cote d’Ivoire par le centre apres avoir récité un poème à un douanier qui veut le rançonner. C’est a Agnibilekrou qu’il échoue. Une ville ou un ami de vieille date l’accueille. C’est lui, qui lui avait fait miroiter une place dans un lycée comme professeur de Francais. Mais le poste n’existe que dans l’imagination de son hôte et la place qu’il trouve après ne lui rapporte que le salaire d’un crotin de chien. L’expérience tourne court. On est en 1989.

 

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A Bamako, Etonnants voyageurs…

Revenu au pays, Florent COUAO-ZOTTI s’engage dans la presse privée, euphorique après l’avènement de la démocratie. De trois journaux controlés par l’ogre marxiste léniniste, on est passé subitement à une dizaine. L’ancien blessé de guerre d’Agnibilekrou devient chroniqueur dans plusieurs périodiques puis atterrit à la rédaction du Canard du Golfe, un bimensuel humoristique concu sur le modèle du Canard enchainé francais. C’est la qu’il affûtera ses armes d’observateur attentif des faits et des rumeurs qui agitent les milieux politiques et affairistes. C’est la qu’il va se constituer une expérience en terme d’écriture, surtout lorsqu’on lui demande de se risquer dans des lieux interlopes de Cotonou, la capitale économique où bruit la vie à plein régime.
Parallèlement a son parcours journalistique, Florent COUAO-ZOTTI renoue avec l’enseignement. Mais il crée, entretemps, son propre journal Abito, un satirique qui arrête au bout de six numeros, parce que le financier, un analphabete sympathique – qui n’hésite pas à traiter les autres journalistes « d’écrivaillons » – a voulu en faire un instrument de propagande politique pour être nommé ministre.

Décu, le jeune homme abandonne tout et reprend les cours pour une formation d’entrepreneur culturel Africréation qui, pendant un an, va l’emmener à Kinshasa au Zaire et à Angoulême en France. Sa specialité, c’est la bande dessinée et tout l’engouement que ce type d’art suscite auprès de la jeunesse.

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Des 1996, il se lance alors dans une série de publications de bande dessinée (75 planches couleurs grand format) intitulé Les Couleurs de la memoire, avec un dessinateur, Hector Sonon. La saga se déroule dans la moitié du XIXeme siècle et raconte l’histoire d’Adéfemi une princesse Yoruba captive des négriers portugais qui écument les côtes régionnales. Depuis, Florent ne cesse de multiplier les publications . florent3.jpg

Ici, avec l’ancienne équipe du Serpent à plumes, Mme A.Sow Fall et Alain M.,

Saint-Malo, 2002…

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Couleurs locales à Iksan en Corée du sud, nov 2007.



3 commentaires pour « Bio…et des croutes. »

  1.  
    Ghislain Chokki-Lalèye
    | 12:18
     

    en effet, Florent fait partie des meilleures plumes actuelles de la littérature négro-africaine d’expression francaise.
    A tout Seigneur , tout honneur, dit – on.
    Moi j’ai découvert les écrits de Florent dès mon entrée a l’Université. J’avais pour Professeur un de ses meilleurs amis, Mr Mahougnon à qui je rend un grand hommage. Non seulement il nous a beaucoup parlé de Florent, mais voilà un Mr , un ami qui sait faire lire les bouquins de son confrère , ami béninois. Ce n’est pas courant, car nous nous connaissons un peu dans ce pays et dans cette afrique. Je remercie donc Mr Mahougnon Cakpo qui m’a donné personnellement de pouvoir me familiariser a ce compatriote, auteur de merveilleux écrits.
    Quand à ma relation personnelle avec Florent, je crois et je puis dire que ce sont ses écrits qui me parlent de lui. J’ai encore la mémoire fraiche de son livre « terreur a Cotonou: le dealer manchot ». Florent, on se croirait dans un film, un western où l’anticipation sur les faits est au rendez vous. Franchement je l’ai relu une seconde fois mais assez lentement pour me donner le temps de cotoyer les mots , les faits, et les placer dans leurs differents milieux que je ne connais que trop.
    Je veux féliciter mon Grand frère et Ami Florent pour son talent qu’il ne cesse de cultiver. Je souhaite que nombreux soient les jeunes béninois et africains qui se donnent de trouver beaucoup de joie, d’épanouissement et d’enseignements a travers tes écrits.
    Florent, si tu me reconnais un peu à travers ton grand Ami Barnabé, je te dis courage et a très bientot.

  2.  
    Evelyne
    | 7:38
     

    Bonjour, quelle est la part d’autobiographie (Pobé) et la part de fiction (mère sage-femme ?)dans la nouvelle « l’enfant aux pieds rouges ». Cette aventure s’est-elle réellement produite ?

  3.  
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    | 21:44
     

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