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Fatou Diome à Jeune Afrique : « sans le français, les chefs d’État africains continueraient de communiquer avec un tam-tam »

Posté le 17 mars 2008

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             Fatou Diome                      Le n° 2164 de J.A.

Il nous arrive, tout écrivains que nous sommes, de lâcher quelques paroles malheureuses au cours d’une interview. Le plus souvent, c’est dans l’euphorie d’une manifestation, à l’occasion d’une rencontre trop bien arrosée ou dans le laisser-aller d’une exubérance inaccoutumée. Parfois, les journalistes français, soucieux de vérifier les clichés dont ils se font des auteurs africains, élaborent des questions-pièges dans lesquelles, sans y prendre garde, nous tombons. Cela donne des déclarations étranges qu’en temps normal on ne pourrait jamais prêter à des auteurs dont on connaît les positions sur un certain nombre de sujets. Fatou Diome, la plus strasbourgeoise des Sénégalais aurait-elle été victime d’une ou de l’autre situation ? Est-il certain que les propos qu’on lui prête soient vraiment d’elle ? Est-il sûr qu’ils n’aient pas été dénaturés ou travestis ?

 

Et pourtant, à la lecture de l’interview qu’elle a accordée à Jean-Michel Djian (Jeune Afrique n°2461 du 9 mars au 15 mars 2008) il y a une logique qui porte ces propos et laisse plutôt pantois. A la question de savoir sa position sur l’utilisation, par les auteurs africains, de la langue de Voltaire, elle déclare : « la profusion des langues en Afrique nous empêche d’avoir une langue africaine capable de servir de traits d’union ». 

Je pensais naïvement que ce genre de réflexion ne viendrait plus hanter les débats que nous menons sur la problématique des langues dans la production littéraire africaine. J’étais persuadé que, tout comme les anglophones, on l’aurait orienté dans une autre perspective beaucoup plus sereine et que, trente ans après la publication de Nation nègre et culture, il ne se trouverait plus de cadres ou intellectuels africains à parler de nos langues comme des idiomes disparates incapables de porter nos réflexions les plus élaborées. On se croirait au XVIIIème siècle, dans l’argumentaire idéologique qui avait servi à justifier l’entreprise coloniale.

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    Jean-Michel Djian                Fatou

Fatou Diome poursuit : « sans être vendu aux anciens colons, on peut objectivement reconnaître que, sans l’anglais et le français, les chefs d’Etat réunis au sein de l’Union africaine continueraient de communiquer avec un tam-tam ». Faut-il être à ce point méprisant à l’endroit de nos cultures et de nos langues pour se permettre une telle légèreté dans l’expression ou dans la caricature ? Le français ou l’anglais comme langues salvatrices pour les peuples africains ?  J’ai déjà entendu ce genre de propos qui témoignent de la méconnaissance voire du dédain que certains des nôtres ont de leurs propres histoires ou du passé de l’Afrique. Parler de tam-tam pour désigner la façon de communiquer des Africains avant l’ère coloniale, c’est non seulement grotesque, mais c’est surtout insinuer que l’Afrique s’est arrêtée à la préhistoire ; qu’avant les blancs, les Africains n’avaient pas de langues de grande diffusion, que les échanges commerciaux, la diplomatie entre états, se faisaient avec des… murmures simiesques, des peaux de bêtes et des tambours. Je ne voudrais pas faire injure à l’auteur de ces propos en lui rappelant qu’en dépit des apparences, le continent africain présente cinq pôles linguistiques majeurs qui intègrent les milliers de langues parlées et dont les voisinages et les parentés semblent, de prime abord, inexistants. Je ne voudrais pas lui rappeler les travaux des égyptologues africains (Cheik Anta Diop, Théophile Obenga et Jean-Charles Gomez) et les nombreuses études publiées par les linguistes et les universitaires sur le sujet. A moins qu’elle les ignore royalement ou que, comme Sarkozy à Dakar, elle les nie et les rejette. Dommage que miss Diome qui, pourtant, est d’une grande intelligence, se soit laissée aller à de tels dérapages. Car, si elle a l’art de la provocation, elle sait aussi qu’il y a des sujets sur lesquels la prudence commande un choix attentif des mots. Le continent de ses origines a déjà trop mal à ses politiques. Il ne faudrait pas que ses écrivains en rajoutent.    

30 commentaires pour « Fatou Diome à Jeune Afrique : « sans le français, les chefs d’État africains continueraient de communiquer avec un tam-tam » »

  1.  
    Aurélie
    | 13:38
     

    Etranges ces propos de Fatou Diome. Peut-être les pense-t-elle vraiment. Dans ce cas, on lui conseillerait de lire ou de lire l’Histoire générale de l’Afrique du feu Joseph Ki-Zerbo. Elle comprendrait les riches civilisations qui ont marqué l’histoire du continent (Ghana, Songhaï et Mali), l’empire des mossis, le royaume du Danxomè, tous ces états structurés de l’Afrique centrale et de l’Afrique australe qui ont su développer des liens multiséculaires entre eux avec des rituels de cour raffinés. si elle le savait, Fatou n’aurait pas servi cette réponse gravissime!

  2.  
    J.B. Atihou
    | 13:50
     

    J’ai beucoup de respect pour Fatou Diome. Mais quelle mouche l’a piquée? Cela me rappelle les déclarations outrancières de Calixte Beyala qui dénigrait les Africains à chque fois qu’il était question de parler de ses frères et soeurs du continent. Serait-ce le syndrôme de la réussite dans la littérature? Car, chez les autres artistes, il n’y a pas un tel comportement.

  3.  
    Christelle
    | 14:09
     

    Pourquoi prenez-vous au premier degré les déclarations de Fatou Diome? J’ai la ferme conviction qu’il faudrait lire à travers le mot « tam-tam » non pas forcément l’instrument, mais le symbole d’un retard dans l’appropriation par nos chefs d’état des langues africaines. Car si on veut utiliser nos langues majoritairement en littérature, il faut que les dirigeants dévéloppent nos outils linguistiques majeurs.

  4.  
    Alceny B
    | 21:19
     

    Il ne faut pas accorder beaucoup d’importance aux propos de Fatou Diome. Ni à ceux de nombre d’écrivains. On peut tresser de belles phrases mais être d’une sottise désespérante dans les autres domaines. C’est une tradition toute française de considérer l’écrivain comme une autorité en tout. Fatou Diome sait raconter des histoires. Elle écrit de bons romans. Sa compétence s’arrête là. Pourquoi vouloir qu’elle soit intelligente en plus? On ne peut tout avoir. C’est Corneille qui disait que l’écrivain n’est pas plus important qu’un joueur de quilles. Arrêtons donc de demander aux écrivains d’avoir un avis intelligent sur tout!

  5.  
    Benjamin Adama
    | 9:35
     

    Peut-être voulait-elle parler uniquement des chefs d’ Etat africains et pas des africains en général. Peut-être qu’elle est vraiment tombée dans un piège ou qu’elle pensait provoquer une réaction au niveau desdits chef d’états pour qu’ils instaurent enfin une politique de valorisation de nos langues. Autrement ces propos seraient trop graves pour une intellectuelle de son envergure. Les lecteurs attendraient bien une explication. C’est fou!!!

  6.  
    alceny B
    | 15:10
     

    Je crois que c’est Malherbe plutôt qui comparaît l’écrivain à un joueur de quilles et non Corneille. N’étant ni écrivain ni intello, on excusera la défaillance de ma mémoire. Je crois que Fatou Diome n’est pas la première écrivaine à dire des inepties. Je pense à Hampaté Ba repondant à une question sur l’apport du nègre à la civilisation universelle: « le rire », à Kourouma disant après la publication de son second roman que le style des « Soleils des indépendances » était maladroit parce qu’il ne maîtrisait pas bien le français; à Mongo Béti traitant le même Kourouma d’ »analphabète » et F.Oyono » d’écrivailleur »; et à Senghor disant une énormité en faisant un malheureux jeu de mots « l’émotion est Nègre, le raison hellène » et defendant cette bétise durant toute sa longue existence. Peut-être qu’un jour on publiera un florilège sur les propos malheureux de nos écrivains.

  7.  
    crecel
    | 15:33
     

    Reste à savoir si ces propos viennent du tréfond de fatou. qui ne sait pas ce qui s’ y cache! l’ ascention

  8.  
    Melchior
    | 17:26
     

    D’accord avec toi, Alcency, d’accord que beaucoup de nos écrivains ratent souvent des occasions de la boucler, mais ce n’est pas une rasion pour laisser passer leurs inepties. Ce que Fatou a dit nous prouve encore une fois que nous serons toujours des jouets aux mains des occidentaux, des jouets qu’ils utiliseront pour nous ridiculiser. « Les nègres? disait un célèbre inconnu, ils n’ont pas fini d’être nègres ».

  9.  
    Djemilla
    | 12:55
     

    Je suis une grande lectrice de Fatou. Son magnifique Ventre de l’Atlantique est encore dans ma mémoire. Mais comme le dit Alcency, ce n’est pas parce qu’on est écrivain qu’on dit forcément des choses intéressantes lors des interviews. Alcency B. peut-il nous dire où il est allé chercher toutes les perles qu’Amadou Kourouma aurait dites sur les Soleils des indépendances ? Cela mériterait toute une thèse de doctorat. J’ai entendu dire qu’il n’était pas un grand tribun, mais qu’il lui arrivait souvent de lâcher des pavés….

  10.  
    Mathias
    | 13:08
     

    Pourquoi s’arracher les cheveux à cause d’un malheureux mot ou d’une malheureuse expression? POurquoi vous ne voulez pas que nos écrivains, comme tout autre, disent parfois conneries? Pourquoi les hommes politques seront-ils les seuls dépositaires de bêtises? Et les écriavins ?

  11.  
    Henry
    | 13:25
     

    Foutez-lui la paix à la diva, mon Dieu! Je ne comrends pas cet acharnement

  12.  
    Ted Hangui
    | 14:08
     

    Qui va chercher un acharnement? Il faudra, avant de lui foutre la paix, à la Diva de la connerie, lui dire écouter si souvent le son du tam-tam. elle comprendra qu’il s’agit aussi de music et non de « téléphone nègre ». La belle syntaxe n’efface pas la sottise des propos. Le « nègre » s’est fait une fierté aujourd’hui, inutile d’établir des équations d’égalité avec Sylvie. N’importe quoi, la Fatou

  13.  
    Henry
    | 22:37
     

    Tout le monde a dit une fois des bêtises. Je voudrais croire que ceux qui se dépêchent de condamner n’en ont jamais dites. D’ailleurs, qui vous dit ce que vous considérez comme « connerie » n’est pas préméditer? Je suis certain que, intelligente comme elle est, elle a provoqué exprès cet esclandre, juste pour nous arracher de l’engourdissement. Et elle serait là en train de nous rire au nez!

  14.  
    Fatim G.
    | 22:46
     

    Je suis un lecteur occasionnel de ce blog, mais je ne suis jamais intervenu. Et l’article que vous avez écrit sur Fatou me gène un peu et ce qui me pousse à réagir.
    Fatou est un écrivain dont les oeuvres ont connu un grand succès dans les années 2002-2005. Je ne sais pas pourquoi elle n’est plus aussi visible qu’auparavant. Mais elle fait partie des auteurs africains les plus en vue en Europe avec une dizaine de traductions de son livre phare, Le Ventre de l’Atlantique. Donc, une icône de ce genre mérite des considérations autres que celles avec lesquelles vous la traitez. Je ne sais pas ce qui prend les Africains d’en vouloir systématiquement à ceux qui réussissent. Un peu d’ulgence que diantre!

  15.  
    Los Mbaye
    | 18:08
     

    J’ai lu et relu l’interview dont il est question dans Jeune Afrique. Franchement, je me demande ce qui a poussé Fatou à dire une telle énormité. Puisque, contrairement à ce que dit l’article de Couao-Zotti, je ne vois pas de piège dans ce questionnaire. Ce genre de déclaration vous suit à la lettre et ne vous fait pas forcément du bien. Des années après, on s’en souviendra, même si nous, on a envie d’oublier!

  16.  
    | 18:33
     

    Merci pour vos réactions.
    Loin de moi l’idée de vouloir discréditer Fatou Diome qui, au-dela des idées qui peuvent parfois nous diviser, est une amie. Il arrive que, lors des débats entre écrivains, on se titille, mais cela ne va pas au-delà. Je me rappelle cette polémique que Kossi Efoui avait déclenchée en disant que « l’Afrique n’existe pas ». Il y avait eu des tirs groupés sur lui. Et Kossi qui est tout, sauf un plaisantin, a expliqué ce qu’il entendait par cette expression qui paraissait, de prime abord, incendiaire. Mais on s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une polémique inutile.
    J’ai dit, au début de l’article, qu’il arrive à nous tous de dire des « bêtises », mais on doit aussi accepter qu’on donne des avis sur ces « bêtises » en question. Peut-être, en attirant l’attention de la personne là-dessus, elle évitera à l’avenir ces propos malheureux. On ne peut jamais faire avancer les choses en caressant les gens dans le sens du poil. Seule la critique saine permet de faire évoluer le sens des valeurs.

  17.  
    Alceny B
    | 20:06
     

    Je voudrais rassurer Fatim G que nous ne sommes pas contre les Africains qui réussissent. Moi pas! Mais il n’est pas évident qu’un écrivain qui réussit en Europe soit fêté en Afrique. Peut-être même que les causes de son succès là-bas soient ici celles du désintérêt qu’il suscite. Evitons le tropisme. La grille de la critique française n’est pas celle des lecteurs africains. Les ingrédients qui sentent le soufre, le sexe et le scandale ne prennent pas dans la sauce littéraire en Afrique. Fatou Diome a du talent mais elle utilise son image de Négresse ayant souffert de l’exclusion en Afrique pour vendre. Susciter les larmes de compassion pour doper les ventes. Son éditrice Anne Carrère est une spécialiste du genre. Je rêve d’un auteur qui ne dévoilera rien de sa vie, qui ne donnera au lecteur que son oeuvre, uniquement son oeuvre. Est-ce trop demander aux écrivains. Je trouve que l’étalage de la vie participe d’un voyeurisme …Que serait Calixthe Beyala sans ce fonds de commerce?

  18.  
    Fatim A. G.
    | 22:38
     

    Vous pensez, cher ami, Alency B que les romans de Fatou ne parlent que de ses propres expériences. Vous pensez que c’est cela qui assurerait son succès? C’est dire que tous les Africains qui parlent de leurs malheurs dans leurs livres sont assurés de vendre…C’est dire avant lui, que les écrivains comme Aké Loba ( Kocoumbo,l(etudiant noir), Ousmane Sembène (Le Docker noir),etc, ont fait des best seller. Le dire, c’est affirmer qu’elle n’a aucun talent et tout ce qui fait l’intérêt des ouvrages de Fatou, ce sont les malheurs qu’elle raconte dans ses bouquins. Vous avez une perception étriquée de ses oeuvres. C’est dommage!

  19.  
    Alceny B
    | 12:20
     

    Chèr(e) Fatim A.G, je ne nie pas le talent d’écrivaine de Fatou Diome. Et j’ai beaucoup aimé « Le ventre de l’Atlantique ». Je sais aussi, que l’ écrivain le confesse ou pas, il entre une large part de vécu dans toute œuvre. Ce que je condamne, c’est quand l’écrivain s’épanche sur les plateaux télé, les journaux pour servir ses misères. Toutefois, je reconnais que c’est le système qui le réclame.Quand un écrivain doit passer à la télé, il lui faut offrir de l’émotion au bonhomme mordu de reality show qui s’est calé devant l’écran. Pour espérer en faire un lecteur ou un acheteur ( surtout!) de son bouquin. C’est cela que je n’aime pas, Chère(e) Fatim. Si on ne peut demander à tous les auteurs de vivre comme J. Salinger, il faut souhaiter qu’ils résistent à la « peopolisation ». J’aime la plume de Fatou Diome, je n’aime pas son appétence cathodique!

  20.  
    Fatim A.G.
    | 14:27
     

    On s’entend au moins sur quelque chose de fondamental, cher Alceny B. que Fatou est avant tout une romancière, donc une écrivaine qui autant de mérite que tout autre….

  21.  
    Judith Lemoine
    | 14:35
     

    Je m’intéresse, depuis trois ans, aux littératures produites par les écrivains du sud et plus particulièrement, de l’Afrique noire. Je suis tombée récemment sur un article annonçant la publication prochaine, chez Galliamard, d’un recueil de nouvelles, Poulet-Bicyclette et cie. Qu’en est-il exactement? Quand la publication est-elle prévue? Pourrions-nous avoir la primeur?

  22.  
    Sonagnon
    | 13:51
     

    Laissez-moi d’abord vous poser quatre questions :
    Quelle est aujourd’hui la langue la plus lue en l’Afrique ?
    Quelle est aujourd’hui la langue la plus lue de l’Afrique ?
    Quelle est aujourd’hui la langue la plus parlée en Afrique ?
    Quelle est aujourd’hui la langue la plus parlée de l’Afrique ?

    Puis laissez-moi vous poser une cinquième question ?
    Parlons-nous de littérature ou d’oralité ?

    Répondez, Messieurs et soyez sincères, surtout très sincères !

  23.  
    Sogolon
    | 16:20
     

    la langue la plus lue en afrique c’est l’anglais, je crois. ah non, non, non,sans aucun doute c’est l’arabe à cause de l’islam et du coran. en littérature je crois que c’est bien l’anglais. la langue la plus parlée en afrique et de l’afrique, là, franchement, question à un million de milliards de FCFA. je n’en sais rien et toi non plus, parce que, je pense, c’est difficile à savoir. mais ce n’est certainement pas le français, à la rigueur si la question avait été: quelle est la langue européenne la plus parlée en afrique, j’aurais répondu sans hésiter l’anglais.

  24.  
    Kinta
    | 7:15
     

    D’abord Bonjour a tous.
    Tous autant que nous sommes a tapoter sur nos jolis claviers high-tech, avons nous réellement conscience de ce que pouvait être la vie en Afrique a l’époque, où, on communiquait avec le tam tam … il parait evident que Fatou a pesé ses mots. J’y vois meme une touche d’ ironie plutot plaisante.C’est une image qui doit etre interprétée comme tel. La simplicité de vie de l’epoque et le respect de l’esprit de notre terre mère ferait bien de nous guidés , enfin , vers le bon chemin. Racine d’Alex Haley vous ferait le plus grand bien… juste les 100 premieres pages devrait suffir. Le reste a vous de juger.
    a bon entendeur ,) salut.

  25.  
    | 10:28
     

    Je ne sais, en terme de pourcentage, la langue qui est la plus parlée en Afrique, mais ce que je sais, c’est la vitalité des langues africaines qui intégrent de façon spectaculaire, parfois au prix des contorsions et autres créations lexicales extraordinaires, les langues d’origne européenne. Mais je trouve la question de la langue la plus parlée peu pertinente. Ce qui m’intéresse, c’est la capacité de ces langues-là à traduire nos élaborations intellectuelles les plus complexes. Fatou DIome a affirmé que ce n’est pas sa faute si dans sa langue, il n’y a pas l’équivalent d’épistémologie. Comme s’il faut trouver à chaque fois des correspondances et des équivalences de pensées et de concepts partout. Olympe Bhêly Quénum disait fort justement que parfois, il est obligé de restituer dans certains de ces ouvrages, certains termes, certains aphorismes qu’il ne peut traduire en français ou en anglais. Pour autant, il ne dit pas que la langue française a des limites. A méditer donc.
    Pour ce qui est de mon recueil de nouvelles annoncé, vous trouverez, madame Lemoine des indications précises là-dessus sur le site de Gallimard.
    Mertci à tous

  26.  
    Sonagnon
    | 18:14
     

    Excusez-moi, Cher Florent, je n’ai pas pas pu lire l’intégralité de l’article, je suis un peu déconnecté des marchands de canards…
    Mais ne serait-il pas plus judicieux de nous livrer la totalité de l’article ?
    Bien souvent le contexte est tout le texte…
    Et pourquoi donc la question de la langue le plus parlée serait peu pertinente, pourquoi ?

  27.  
    | 16:40
     

    Cher ami Sonagnon,
    Je n’ai pas bien compris votre problème: vous dites n’voir pas lu l’intégralité de quel article: ma réponse ou le texte par rapport auquel les blogueurs réagissent? Tous les deux sont sous vos yeux!

  28.  
    mohamed
    | 15:44
     

    je ne comprend pas cette personne ippocryte
    on dirait qu’elle a honte de ces origines moi je suis tunisien et fière alors si tu te sent pas à ton aise dans ton pays fait comme mickael jackson devient blanche et tout cela sera réglé.

  29.  
    mohamed
    | 15:46
     

    jme la cartonne ou pas?? tkt pas jvoulai faire comme vous les « intello » mais moi c pas mon truc

  30.  
    mohamed
    | 15:47
     

    jme la cartonne ou pas?? tkt pas jvoulai faire comme vous les « intello » mais moi c pas mon truc et je sais ia bocoup de fote dortographes mdr

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