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Archive pour mars 2008

Fatou Diome à Jeune Afrique : « sans le français, les chefs d’État africains continueraient de communiquer avec un tam-tam »

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             Fatou Diome                      Le n° 2164 de J.A.

Il nous arrive, tout écrivains que nous sommes, de lâcher quelques paroles malheureuses au cours d’une interview. Le plus souvent, c’est dans l’euphorie d’une manifestation, à l’occasion d’une rencontre trop bien arrosée ou dans le laisser-aller d’une exubérance inaccoutumée. Parfois, les journalistes français, soucieux de vérifier les clichés dont ils se font des auteurs africains, élaborent des questions-pièges dans lesquelles, sans y prendre garde, nous tombons. Cela donne des déclarations étranges qu’en temps normal on ne pourrait jamais prêter à des auteurs dont on connaît les positions sur un certain nombre de sujets. Fatou Diome, la plus strasbourgeoise des Sénégalais aurait-elle été victime d’une ou de l’autre situation ? Est-il certain que les propos qu’on lui prête soient vraiment d’elle ? Est-il sûr qu’ils n’aient pas été dénaturés ou travestis ?

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