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La littérature sur Yayi: témoignage, soupe et grimaces intellectuelles

Posté le 28 janvier 2008

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Il fera bientôt deux ans à la tête du pays et déjà, des publications, sur lui, commencent à s’étoffer. Si on ne compte plus les centaines de couvertures de magazines qui lui sont consacrées, les livres s’accumulent déjà autour de son nom.

Il s’agit, pour la plupart, des publications qui racontent par le menu son ascension au pouvoir, les intrigues de couloir qui ont tenté d’enfreindre sa marche, la stratégie de conquête initiée puis déployée par son staff électoral pour gagner le scrutin de mars 2006. Les auteurs, journalistes, militants de la société civile et apprentis écrivains, tentent de révéler chacun sa manière, le parcours de l’homme perçu comme atypique et – certains n’ont pas peur des mots – « révolutionnaire ».

Le premier à s’être risqué à cet exercice est Edouard Loko, journaliste au quotidien Le Progrès. Son livre L’intrus qui connaissait la maison, a voulu être factuel. Il raconte comment l’ex-banquier a su tisser des liens avec les leaders des différents pôles électoraux du pays, comment il a réussi à s’allier la sympathie, voire la bénédiction de Mathieu Kérékou alors président de la république. Un Kérékou, stratège politique qui a organisé la diversion, juste pour brouiller les pistes et paraître comme un acteur neutre, malgré les doutes qui l’ont traversé jusqu’à la dernière minute, sur son départ ou non à la tête de l’Etat.

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Le deuxième livre de la série est intitulé Boni Yayi, société civile & dynamique du changement. Ses auteurs, Philippe Hado et Alfred Opoubor, ont choisi une perspective plus analytique qui met en relief les rapports que l’ancien banquier a entretenus avec la société civile. Du reste, ce sont les militants de cette société dite civile qui, organisée en en syndicats, en mouvements associatifs, en forces civiques, se sont opposés aux apprentis sorciers du régime caméléonnien, partisans acharnés de la révision de la constitution. Au prix d’interpellations, de menaces, d’intimidations de toutes sortes, leurs actions, faites de campagnes de sensibilisation, d’affichages publics, de conférences itinérantes, de spots médiatiques ont fini par émousser l’élan des révisionnistes. Un livre assez documenté, ponctué d’extraits de presse, de références à l’actualité de l’époque qui donnent toute sa crédibilité à la société civile.

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La troisième livraison sur le sujet est Yayi Boni ou l’impossible caution de l’ordinaire de Chrispel Ogoubiyi, un jeune auteur. Il s’agit ici d’une véritable hagiographie, un tracé de la vie du onzième président du Bénin, depuis son enfance, dans la concession familiale à Tchaourou, jusqu’à sa prestation, le 6 avril 2006, comme chef de l’Etat. C’est une vision presque messianique du personnage que l’auteur donne à voir, car Boni Yayi y est décrit comme un homme de tous les défis, un héros de tous les combats, chacune des étapes de sa vie étant perçue ici comme une phase essentielle de l’accomplissement de « son destin national ». Un livre de cœur sans doute, mais surtout un exercice de style qui nuit au discours de l’ouvrage qui se voulait texte raisonné.

Deux autres publications auraient pu retenir mon attention : il s’agit de Boni Yayi et son peuple : un mariage de raison de Philippe Aboumon et de Présidentielle 2006 au Bénin : le coup du troisième larron de Cyr Davadoun. Si la première paraît illisible et ne constitue que des slogans et autres incantations destinés à séduire le chef de l’Etat, la deuxième pèche par ses répétitions lassantes et ses informations rassies sur la question. Le fait que le préfacier soit titulaire de la chaire UNESCO à l’Université d’Abomey-Calavi, le respecté professeur Hollo n’enlève rien au peu d’aspérité littéraire que présente l’ouvrage. C’est dire qu’avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas écrire de bons livres.

Enfin, on annonce d’autres parutions à venir. Trois bouquins de la même sève et un livre pour enfants destiné à montrer aux jeunes le parcours du président prodige. A ce vent, peut-être qu’on nous proposera bientôt un remake des BD grotesques à la Eyadéma ou à la Mobutu, les fameux Il était une fois…

On se plaignait, il y a quelque temps, de la disette intellectuelle qui sévissait dans le monde des lettres et du livre au Bénin. Avec ces publications, assisterions-nous à un début d’effervescence ou serait-ce le nouveau filon trouvé par les Béninois pour exister politiquement ? Il est vrai que ces expositions éditoriales ressemblent de plus en plus à des grimaces intellectuelles servies pour se faire inviter à la soupe.

Car, on attend les publications moins gratte-fesses, des études plus critiques, c’est-à-dire initiées par des scientifiques – sociologues, politologues et historiens – qui prennent du recul et de la hauteur et nous fassent le portrait de Boni Yayi. Le vrai. A la lumière de ce qu’aurait été sa gestion de l’Etat.

26 commentaires pour « La littérature sur Yayi: témoignage, soupe et grimaces intellectuelles »

  1.  
    fifavi
    | 23:08
     

    C’est la première phase de griotique yayiboniste… Tellement détestable !
    Le poussin dans l’oeuf dont on connaît déjà la pointe de l’ergot et la pugnacité du bec… De la cécité.

  2.  
    Mathias
    | 16:27
     

    Merci Florent pour avoir jeté ce coup d’oeil dans ce qui est devenu aujourd’hui un foutoir et un filon pour des politiciens et autres journalistes désireux de vendre leurs âmes, juste pour plaire à Yayi. C’est du lèche-bottisme! D’ailleurs, qui c’est qui lit ces ouvrages? A part les militants de partis qui se réclament du chef de l’Etat, personne ne se soucie de ces ouvrages!

  3.  
    Aurélie
    | 16:38
     

    Je ne suis pas d’accord avec cette vision que vous avez de ces publications. Dans les pays sérieux, avant et pendant le mandat d’un président, se publient des ouvrages, qu’ils soient bibliographiques, critiques, sociologiques et autres. Regardez en France tous les livres qui ont été publiés sur Sarko et qui continuent de se publier ! Cela fait partie de la dynamique intellectuelle. Maintenant, ce qui pose problème, c’est que sous nos latitudes, les ouvrages publiés sont trop orientés. Et c’est ce qui explique que tous ces livres soient édités à compte d’auteur et mal fabriqués…

  4.  
    Atihou JB.
    | 19:16
     

    J’ai lu quelques titres de tous ceux qui ont été cités dans l’article: j’avoue qu’il y en a d’intéressants et d’autres moins. Je me suis régalé en lisant par exemple le livre d’Edouard Loko, avec les nombreuses anecdotes qui en ponctuent les pages. Une remarque cependant: les préfaces systématiques que les auteurs ont jugé nécessaire de faire signer par des personnalités: tenez, le livre d’Edouard Loko a été préfacé par Albert Tévoèdjrè, celui de Philippe Hado et Alfred Opoubor, par Alpha O.Konaré, celui de Chrispel Ogoubiyi par Robert Dossou, celui de Cyr Davadoun par Théodore Hollo, etc…Bref, on a l’impression que les auteurs de ces livres ont besoin forcément de parrains pour rendre crédibles leurs écrits. C’est dommage!

  5.  
    Nicaise Bernard
    | 20:20
     

    En ce moment, il est difficile de produire des ouvrages critiques sur la gestion de Boni Yayi. Après les marches de soutien, ce sont les livres de soutien. Et c’est la même chose qui se répète, les mêmes choses qui se disent. « Tu es le plus beau, le plus intelligent, le plus fort ». Pour un pays hier qualifié de « quartier latin », c’est la honte que ses productions intellectuelles soient aussi orientées vers cette stratégie de la reptation honteuse.

  6.  
    Sergio
    | 20:24
     

    Il paraît que écrire des livres de soutien vous ouvre les vannes de la manne. J’ai vu des auteurs du yayisme rouler en carosse alors qu’hier, ils étaient…Dommage que l’intelliegence s’humilie ainsi à peu de frais!

  7.  
    Ephrem
    | 15:26
     

    Qu’appellez-vous « grimaces intellectuelles », monsieur Couao? Croyez-vous êtes le seul à savoir écrire, à savoir faire des analyses? Je comprends que vous ne veuillez pas participer à la gestion d’un quelconque pouvoir – encore que ça pourrait être une stratégie pour vous faire remarquer comme certains l’ont fait avant vous (vous savez de quoi je parle) – mais de grâce, ne jouez pas au « tous pourris, je tape sur eux ». Il y a, partout, dans des gens qui font leur travail honnêtement et qui n’ont pas besoin de caresser le pouvir dans le sens du poil pour jouir des avantages qui sont liés à leurs emplois. Donc, arrêtez s’il vous plaît, de dénigrer les efforts des autres!

  8.  
    Atihou JB
    | 16:04
     

    Qu’est-ce qu’il raconte-là, le Ephrem? On voit poindre là un accent yayiste. Oui, vous avez le droit d’applaudir Yayi, de transformer ces pets en parfum de luxe! Mais de grâce, permettez à d’autres d’avoir des avis contraires! Et être critique à l’égard de Yayi ne signifie pas qu’on le déteste, ni qu’on se positionne en tant qu’opposant. Cette logique de « vous êtes avec moi ou contre moi » n’est pas très intelligente. Car, elle risque de créer un dictateur. Puisque les conseillers qui pullulent à la présidence et qui, semble-t-il, n’y ont rien à faire, sont obligés de conseiller au pouvoir de détester ceux qui ne partagent pas le même point de vue que leur chef. Voyez comment la presse est quadrillée ! Voyez comment on a acheté les chaînes de télévision. Sous prétexte de faire de la communication, on interdit aux organes de presse de ne jamais donner la parole aux opposants et même aux contestataires. La démocratie n’est que balbutiante chez nous, si on piétine le droit des autres, on arrive à fabriquer des frustrés, ce qui conduit aux situations effroyables…

  9.  
    Christelle
    | 16:13
     

    Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue qui consiste à dire que, quand on ne prend pas en compte votre approche des affaires publiques, on va prooquer je ne sais quelles choses effroyables. Vous voyez le mal partout. Pour ma part, je ne crois pas que Yayi empêche qui que ce soit d’avoir accès aux médias.
    Si la Haac ( Haute Autorité de l’Audio-visuelle et de la Communication) n’est pas intervenue pour déplorer quoi que ce soit (Et on sait que cet organe est indépendant), cela veut dire qu’il n’ya pas péril en la demeure. Ceux qui veulent exprimer de points de vue contraires aux politiciens de la majorité, doivent bousculer les choses, se faire enendre autrement. La démocratie est un combat de tous les jours. Rien n’est définitivement acquis! Et ceux qui publient les livres – fussent-ils des navets – sur Yayi, en ont les droits. Que ceux qui ne partagent pas cette vision, y opposent leurs arguments!

  10.  
    Mathias
    | 16:17
     

    Tiens, Christelle, on dirait que tu vas, toi aussi, à la bonne soupe. D’être aussi aveugle me donne froid dans le dos.

  11.  
    Christelle
    | 16:19
     

    Aller à la bonne soupe, ça veut dire quoi? Que je suis de connivence avec Yayi? Mon Dieu, est-ce qu’il est possible d’être un peu intelligent dans nos échanges?

  12.  
    Mathias
    | 16:21
     

    Si l’on doit défendre un système tout en faisant l’aveugle sur ces dérives, me semble que ça n’est pas normal!

  13.  
    Kangni Alem
    | 17:59
     

    Moi j’écrirai bien sur livre sur yayi si on me le demandait. Travail fréquent chez les journalistes du monde entier.

  14.  
    Mathias
    | 22:26
     

    Si le grand frère Kangni est tenté par l’affaire, je dirai que nous ne sommes pas sorti de l’auberge!

  15.  
    Kangni Alem
    | 12:05
     

    tenté par l’affaire? tout dépend de ce que vous entendez par là. N’importe qui peut écrire sur n’importe qui, tout dépend du contenu. Si Florent écrivait un livre sur YB, est-il sûr que tout le monde l’encenserait? Tout dépend de l’idée qu’on a derrière la tête en écrivant un livre sur un chef d’État. Voilà le fond de ma pensée. Et puis de toutes façons, les livres sur nos chefs d’état, il n’y en a pas suffisamment, or justement ce sont eux qui devraient alimenter les débats. Ecrivons sur nos hommes politiques!

  16.  
    Fifavi
    | 12:46
     

    Dites-moi, cher Kangni, pourquoi donc les chefs d’Etat devraient alimenter nos débats.
    Pourquoi ?
    L’avez-vous deviner ou devisé, ô mon Sphinx de Lomé !

  17.  
    Ephrem
    | 14:53
     

    Monsieur Alem, c’est votre droit de vous faire inviter à la table, mais ça ne fera pas de vous un auteur respectable. Regardez un peu tous ces auteurs, journalistes et universitaires qui se sont prêtés à ce jeu. Je me souviens encore de cet unversitaire et ancien journaliste, un certain Agobli (je crois que c’est l’orthographe) qui écrivait des livres sur l’angolais Sanvibi. Aujourd’hui, il a beau se revendiquer intellectuel indépendant, il ne convainc personne. Un intellectuel vendu, c’est tout ce qu’il y a de plus triste. Nos journalistes le font régulièrement. Pendant que Eyadéma père était là, tous les écrivaillons qu’il y a au Bénin défilent matin midi et soir et ressortent de leurs entretiens avec des valises bourrées de CFA. Aujourd’hui, ils sont incapbles de prendre la parole pour parler de « déontologie » du journaliste!

  18.  
    | 17:23
     

    Mathias
    Pourquoi veux-tu que les gens soient irréprochables? Un intello a le choix de se faire inviter à n’importe quelle table, pourvu qu’il y trouve son compte. Seulement, il devra faire attention pour ne pas se faire empoisonné. Physiquement et…intellectuellement bien sûr.

  19.  
    Kangni Alem
    | 21:07
     

    Un journaliste n’écrit pas pour être « respecté », cher Mathias, vous avez de ces idées naïves, mon Dieu! Un journaliste écrit ce qu’il croit utile pour ses lecteurs, et ses lecteurs sont nombreux. Ensuite, il peut écrire sur un sujet en sachant qu’il va déplaire au grand nombre. la pratique est fréquente dans les pays anglophones. Agbobli n’a jamais perdu ses qualités d’analyse, personnellement je l’admire toujours, c’est un idéaliste qui avait pris fait et cause pour Savimbi, comme des dizaines de journalistes avaient pris fait et cause pour Mandela, comme en Amérique certains jiournalistes ont soutenu Bush dans sa guerre en Irak. ces livres, qu’on les aime ou pas nous permettent de nous faire notre propre idée sur les personnages politiques, point. Nul ne vous demande ensuite de « respecter » les auteurs, vous êtes libre de leur porter la contradiction, et d’écrire aussi un livre sur la face cachée des gens qu’ils célèbrent. Tu imagines un livre d’entretien de Florent C.Z. avec Kérékou? Moi, oui, seulement si Florent se décidait. Voilà encore un président qui risque de passer de vie à trépas sans que personne n’aille le cuisiner. En RCI, je connais des journalistes qui ont fait ce type de travail. Alors, au lieu de me condamner, ce à quoi je suis habitué, on fait d’autres livres sur Yayi Boni, Kérékou, Soglo?
    Respectueusement vôtre

  20.  
    Kangni Alem
    | 21:09
     

    Et puis, Mathias, si vous savez comment me faire inviter à la table béninoise, faites-moi signe! Je rigole, bien sûr!

  21.  
    crecel
    | 22:15
     

    la littérature bassement alimentaire, il en faut quelque fois en afrique. c’ est la marche vers le sérieux, j’ ose croire.

  22.  
    Ted
    | 20:50
     

    Ce qui est en fait curieux, c’est le nombre de livres: 3 déjà et d’autres à paraître. Pourquoi en moins de deux années de présidence, les Béninois trouvent qu’il faut écrire sur un monsieur que tout le monde connaissait, monsieur le banquier! Quelle matière offre-t-il soudain à la plume d’écrivains inconnus? Ou bien on veut déjà dénoncer les dérives d’un monsieur arrivé au pouvoir et dont on attendait beaucoup, ou bien on tombe dans la louange. Lorsqu’on écrit en relookant les traits de quelqu’un qui a déçu sur toute la ligne, ce s’appelle des clins d’oeil pour qu’une place soit réservée à la mangeoire. Nous sommes coutumiers de telles pratiques. des intellectuels prostitués pour des billets de banque ou pour des postes, ce n’est pas nouveau. Il faudrait revoir la définition et la mission d’un intellectuel. Cela éviterait des débats du genre.. intellectuels défenseurs ou intellectuels complices.

  23.  
    Aurélie
    | 19:01
     

    De quoi vous plaignez-vous, cher Ted? Les débats? Le fait que les gens écrivent? Le contraire aurait été anormal. si ce président inspire aux béninois la publication de livres, pourquoi le dénoncer alors que ailleurs, ça permet aux gens d’animer le débat, un débta dépassionné, arguments contre arguments? En tout cas, si vous voulez ôter à ces auteurs, le droit de dire ce qu’ils ont envie, alors, je douterai de votre foi en la démocratie.

  24.  
    | 20:03
     

    Il y aura toujours des livres sur les dirigeants qu’ils soient africains, béninois ou autres. 3 livres sur Yayi? Non, mais 5 et quatre sont aussi annoncés. En l’espace de deux ans, je trouve que c’est peu. Peu, car, je souhaiterais qu’il y en a davantage, mais variés, avec des approches différentes, plurielles et scientifiques. ça nous changera de l’unanisme caricatural et laudateur auquel nous sommes soumis depuis deux ans!

  25.  
    Anonyme
    | 14:15
     

    Evitez Aurélie de décerner des certificats de démocrates. le propos est ailleurs. Que fait Yayi Boni pour qu’en deux ans, les écrivains se focalisent sur lui? C’est la question essentielle que je pose. Ou Yayi est bon président et il reçoit des louanges, ou il est mauvais président et les écrivains le critiquent. Seulement, ce qui est triste, c’est qu’il va se trouver des écrivains qui, malgré la mauvaise gouvernance de yayi, vont essayer de l’encenser. Je dis alors que ce sont des intellectuels prostitués, pour des billets de banque ou vendus pour des postes, haut perchés dans la mangeoire. Arrêtez les certificats. Vous n’avez pas l’aune de la démocratie, pardi!

  26.  
    Florent V. GBEDO
    | 11:07
     

    L’erreur fatale que sont en train de commettre ces auteurs, c’est de donner à Boni YAYI l’impression de ce qui n’a jamais été et ne sera jamais. Pourquoi encensé un homme politique jusqu’à ce point alors qu’il vient à peine d’arriver ? Sans doute aucun, cette situation lui fait pousser des ailes et il se croit – comme un ancien député désavoué l’a scandé- comme un  »dieu ». Un pays, une république est bien différente d’une banque. Je me demande si ceux-là n’ont pas reçu de l’argent pour faire ce genre de propagande à Boni YAYI. De toutes les façons, j’ai confiance en les béninois, le  »dieu » venu d’un mythe lointain est déjà confronté aux réalités du pouvoir avec la création du G13 et du G4. Après avoir provoqué l’incendie, il veut jouer au sapeur pompier. En tout état de cause, les élections municipales, communales et locales prochaines lui feront comprendre – si ses résultats sont sincères-que le peuple béninois est mûr avant son ascension au pouvoir. Wait and see.

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