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COUP DE COEUR: La Floraison des Baobabs de Hilaire DOVONON

Posté le 19 décembre 2007

COUP DE COEUR: La Floraison des Baobabs de Hilaire DOVONON  dans L'auteur Couverture_baobabs

 Hilaire Dovonon, jeune archiviste documentaliste de trente ans, n’est pas connu du grand public, mais il a acquis, depuis quelques années, une expérience dans la publication de textes de fiction dans des ouvrages collectifs, textes présentés à l’occasion de divers concours francophones, et qui ont été généralement couronnés par des prix. En décembre 2006, son premier volume paraît sous la forme d’un recueil de nouvelles aux éditions d’Un noir si bleu, La Floraison des baobabs

 Douze textes, douze manières d’évoquer l’Afrique profonde avec ses dieux et ses mystères, ses ombres et ses lumières. Une Afrique, un Bénin, jamais nommés, mais toujours là, toujours prégnants, explorés dans leurs essences premières, à travers le parcours des personnages divers, qu’ils soient hommes, génies, forêts et même fantômes. D’ailleurs, le premier titre que l’auteur a voulu pour ce livre – et que je trouvais plus conséquent – était Les fantômes ne meurent jamais

Des fantômes ou plutôt des hommes de chair qui, après être décédés, se sont retrouvés dans une autre contrée pour continuer leur vie, en refondant une nouvelle famille.  Dans la première nouvelle intitulée « Le Père », il s’agit de deux amis qui mènent cette expérience étrange. Bientôt, des échos de leur nouvelle vie parviennent à leurs parents. Intrigués, ceux-ci effectuent un voyage dans le village  pour s’en rendre compte. Les deux fantômes les accueillent, leur servent même à boire. Sans montrer surprise, ni exubérance, ils s’excusent pour aller faire une petite course, mais ne reviendront guère. Disparus à  jamais. 

Ce qui est poignant dans ce texte, c’est le récit du narrateur, témoin de l’événement, qui n’est autre que le fils du fantôme. Sur un ton lancinant, il évoque le souvenir du père, son attitude faite de paroles sages, d’émotions contenues, de gestes affectueux, bref, un père comme tout autre, certes étrange, mais loin, vraiment loin du fantôme de l’imaginaire collectif. 

La même approche transparaît dans une autre nouvelle « Maman est un fantôme ». C’est presque la même histoire, celle de l’être mort, mais qui renaît à une autre vie, dans un autre village. Le narrateur, un petit garçon, qui n’a jamais connu sa mère – morte en couches – a décidé, avec la complicité de son oncle, d’aller la voir pour une unique et dernière fois. Car, c’est ainsi que cela se dit, lorsqu’un fantôme est surpris dans sa nouvelle vie par un parent, il disparaît aussitôt. Le narrateur découvre certes sa mère, aussi rayonnante que peut l’être une femme exceptionnelle, mais il n’a pas l’occasion de profiter d’elle… 

On pourrait épiloguer à longueur de page sur ces histoires aux frémissements fantastiques puisées dans les contes, les rumeurs et les récits populaires des habitants de la forêt. Mais l’imagination de l’auteur en est débordante avec parfois une prédilection pour des faits scabreux et glauques. Des enfants sortent des entrailles de leurs mères « déchiquetés », « les genoux, les côtes, les bras brisés ». Les génies surgissent, êtres hideux, monstres difformes porteurs de malédictions et d’intentions malveillantes. Et il faut, à chaque fois, la dextérité et l’habileté des personnages pour contrer leurs élans ou en annihiler le pouvoir. 

Mais ces récits, quoique poignants, sont livrés dans une composition narrative qui emprunte à tous les genres, qu’ils appartiennent au conte, à l’épopée ou à la poésie traditionnelle. Le mélange des genres est quasi permanent et l’énonciation des phrases est souvent rythmée par des anaphores, ou des vers libres qui se succèdent en continu.
La Floraison des baobabs se décline comme une floraison de styles, tout en vibration, en hommage au lyrisme incantatoire commun aux poètes de la Négritude
         

Hilare Dovonon, La Floraison des baobabs, édition d’Un Noir si Bleu, collection « traverses »,  Péronnas, 2006.                                     

23 commentaires pour « COUP DE COEUR: La Floraison des Baobabs de Hilaire DOVONON »

  1.  
    Aurélie
    | 20:18
     

    J’aimerais, monsieur Zotti, lire des extraits de ce livre dont vous parlez si admirablement. A vous en croire, c’est à un monde merveilleux auquel l’auteur nous convie?

  2.  
    Christelle
    | 20:25
     

    J’ai entendu parler de ce blog et j’aimerais intervenir là-dessus par rapport à ce livre de ce jeune, Hilaire Dovonon. En attendant de lire ce recueil, et dans l’espoir que monsieur Zotti nous en donnerait quelques extraits, je voudrais poser une question? Dovonon se situerait-elle par hasard dans la droite ligne de ce que Florent Couao-Zotti nous a donné à lire dans L’homme dit fou et la mauvais foi des hommes, c’est-à-dire, dans le glauque et le morbide?

  3.  
    Nicaise-Bernard
    | 20:54
     

    Les fantômes ne meurent jamais. Voilà un titre qui aurait pu être intéressant. Floraison des baobabs ne meut dit rien qui vaille. Puisqu’on parle de fantômes qui reviennent à la vie, des génies qui apparaissent dans la nuit, des choses aussi insolites que ce qu’on peut imaginer dans les forêts africaines. Je n’ai pas lu le livre, mais j’aurais bien voulu des extraits pour me faire réellement une idée.

  4.  
    Dramane
    | 20:56
     

    Le livre est disposnible où? Et pourquoi les auteurs béninois comme africains préfèrent-ils toujours publier en France?

  5.  
    Mathias
    | 14:09
     

    Moi, j’ai lu le recueil, je le trouve très beau, le style en est fleuri, même si certains détails, certaines descriptions paraissent glauques. Effectivement, le titre Les fantômes ne meurent jamais conviendrait mieux. Mais que voulez-vous, les auteurs dépendent parfois du bon vouloir des éditeurs qui, eux, ne pensent qu’au marketing. Une question cependant: pourquoi ne pas publier chez un éditeur moins confidentiel? Ce n’est pas ce qui manque sur la place parisienne.

  6.  
    | 14:14
     

    C’est vrai que vous avez besoin d’un petit échantillon pour vous faire une idée. Je saisis moi-même cette occasion pour demander à Hilaire de se risquer à cet exercicie. A savoir, nous donner à lire deux extraits qu’il jugerait assez pertinents et qui résumeraient l’esprit du recueil…Alors, on t’attend, Hilaire…

  7.  
    Aurélie
    | 17:01
     

    J’attends que les uns et les autres me donnent envie de parcourir le livre avec des extraits. Hilaire, puisque monsieur Zotti vous y convie, offrez-nous deux ou trois belles pages…

  8.  
    Christelle
    | 17:09
     

    Personne pour répondre à ma question? Parallélisme entre l’univers de Couao-Zotti et de Dovonon…

  9.  
    | 17:42
     

    Comme notre jeune ami hésite, je me risque moi-même à cet exercice en proposant un extrait de la première nouvelle, Le père, qui donne, ainsi que je l’ai avancé dans mon commentaire, le ton à l’ensemble du recueil.

    « A la lueur spectrale qui pétillait dans ses prunelles, une chaleur sinistre s’empara de moi. Un vent sombre et peuplé de soupirs hâletait par la fenêtre de sa case. Quelque chose de flou semblait nous envahir. Ma soeur vint se blottir contre moi. Les autres jumeaux s’accrochèrent à l’oncle. Seul, le vieil homme osa faire un pas en avant, farouche et menaçant:
    -Quoi? lui cria-t-il au visage? Quoi? Comment? Seras-tu, toi aussi un fantôme? Parle!

    Gbêvi tourna sur lui-même, frappa un pied au sol et sortit de la case avec précipitation, en grognant:

    -Que dites-vous là? Moi, fantôme? Avez-vous jamais vu un homme mourir et revenir? Avez-vous jamais…

    Il sortit en tout hâte de la case.

    On courut à sa suite. Mais il resta derrièrez la case et disparut.

    Le deuxième fantôme venait de se dissoudre dans le vent »

    La Floraison des Baobabs, pp. 39-40.

    Comme ça, Christelle, vous pourriez faire votre comparaison. Quant à Hilaire, il faut que nous fasse son florilège de textes…

  10.  
    Hilaire DOVONON
    | 18:29
     

    Je viens, je viens, je viens….Laissez-moi écouter encore un peu derrière la porte… Amicallement.

  11.  
    Hilaire DOVONON
    | 11:01
     

    Extrait n° 1 : de « Maman est devenue fantôme »

    – Echobwé !
    – Hééyà !
    – Echobwé !
    – Hééyà !
    C’étaient des chasseurs de nuit qui se dirigeaient vers la forêt. Le groupe avançait comme une troupe de soldats lancés à l’attaque. Cela se passait à Lissèzoun, à des centaines de kilomètres du village de Gangbo.
    – Héchobwé !
    – Héé yàà !
    La troupe avançait toujours, chasseurs hardis, pieds battants, besaces au dos, fusils aux épaules, grigris aux reins, chiens énormes, chasseurs pressés, pieds précipités, et leurs muscles battaient comme des mufles de taureaux…
    – Hé choo bwé !
    – Héé héé yàà !
    Leurs cris de guerre se mêlaient aux aboiements rauques des chiens. Et ils avançaient vers la forêt. La lumière blanche de leurs torches traversait la nuit comme de brefs éclairs de foudre. Vers la forêt ! Vers la forêt ! Ils avançaient. Voici la lisière…
    – Hé choo bwé !
    – Héé …
    Ce cri n’eut pas de réponse. La déroute, une déroute brusque et vertigineuse s’était emparée des chasseurs et, jetant besaces et fusils, sans retourner le regard, les braves chasseurs fuyaient, têtes baissées, vers le village. Sauve-qui-peut ! Chacun y allait de son pied le plus rapide, suivi de son chien le plus fidèle. Tous étaient partis, excepté Fagbé, le plus jeune des chasseurs, et le plus téméraire. La lumière de sa torche éclairait au loin une étrange forme de femme… C’était une femme resplendissante abandonnée toute nue à la lisière de la forêt.

    Elle était immobile, mais c’était comme si le gracieux abandon de son corps allait s’élancer en un magnifique pas de danse. Elle était nue, à la lisière obscure de la forêt comme une pomme mûre dans le sombre nid d’un feuillage. Il émanait de son corps une lumière captivante, et ses yeux jetaient des éclairs sonores.

    Une belle rangée de perles lui tranchaient les reins d’une lumière émeraude. Elle était nue, et l’opulence de ses seins tournait vers les étoiles des mamelons lactescents… L’étrange vision avait pétrifié Fagbé, et Fagbé était comme perdu dans une fascination pour cette mystérieuse offrande de la forêt. Il entendait vaguement les pas précipités des autres chasseurs : ils avaient cru que c’était Souvissi, la divinité femelle de la forêt, celle qui lance de mauvais sorts aux chasseurs malfaisants, et une phobie désordonnée s’était emparée de leur rang. Fagbé s’avança vers la femme et le mystère, en prononçant de farouches formules incantatoires. Mais au fur et à mesure qu’il s’approchait d’elle, la femme lui semblait de plus en plus gracieuse, de plus en plus inoffensive. Et lorsqu’il se trouva face à face avec l’étrange figure, il découvrit que c’était une figure splendide, certes ! mais dévorée, par une angoisse inexplicable. Un soubresaut de pitié et d’amour lui secoua les entrailles : elle pleurait…

    Extrait n° 2 : de « La féticheuse endormie »

    La voix rauque du tam-tam montait, flambait, martelait le vent en un rythme sauvage,envoûtant, qui laissait parler les sortilèges du fétiche vainqueur des nuées.

    Assibah, alors si morne, se mit à marteler le mortier, instinctivement, au rythme du tambour, comme des coups de gong cadencés, et, au fur et à mesure que montait le rythme du tam-tam, plus frénétique et plus sauvage, elle accélérait les coups de pilon. Puis au moment où le battement devint plus fort, elle brandit subitement le pilon, fit un bond, et entonna le chant de guerre de Hêbiosso, le dieu du tonnerre : elle était entrée en transe, la voix virile du tam-tam l’avait saisie… Hêbiosso ! Hêbiosso ! Hêbiosso !

    Elle fit encore un bond, fermant les yeux et se mit à tourner sur elle-même, à hurler, à secouer la tête, à courir. Hêbiosso ! Hêbiosso ! Au couvent ! Au couvent ! Et là, devant la case du fétiche de la foudre et du feu, elle tomba face contre terre, morte, inerte, endormie…

    Il était midi.

    Extrait n°3 de : « Le masque »

    Je serrai machinalement ma statuette contre mon nombril, avec un geste de désespoir violent et fatidique… et, me blottissant contre le mur du couvent, je poussai un cri si perçant que j’en sentis la stridence siffler et crisser à la source de mes oreilles.

    L’ombre, surgissant soudaine derrière le baobab, avait l’air si féroce et si vorace ! Son visage, indistinct, acéré, rudement ébauché et incorporé aux ténèbres, avait assailli le silence et la nuit, brutalement, comme un violent coup de glaive dans le double ventre d’une mère enceinte.

    … Et mon cri immense, irisé de désespoir et de détresse qui s’éleva aigu dans le ciel de mon enfance et de mes instincts…

    J’avais peur.
    Et j’étais seul.

    C’était aux heures mystiques des premières mues de la nuit, quand les âmes ensorcelées des enfants frémissent et gémissent sous les feuillées confuses des baobabs-fétiches

  12.  
    Aurélie
    | 11:17
     

    Je viens de lire les trois extraits, ceux proposés par Hilaire lui-même et celui présenté par monsieur Zotti.
    C’est vrai: j’en ai le souffle coupé. De très belles descriptions. surtout celles concernant la femme qu’admire le vieux Fagbé. Il y a beaucoup de sensualité, on croirait toucher le personnage en même temps que cela nous projette dans un monde féerique. Félicitations…

  13.  
    Nicaise-Bernard
    | 11:24
     

    Enfin, des extraits…
    De très beaux extraits. Je trouve qu’au-delà du récit, c’est bien de la poésie qu’il s’agit. Ce sont en tout cas, des textes qu’il faut entendre plutôt que lire. Des comédiens à la voix douce et suave feraient de ces textes des bijoux pour l’oreille et pour l’esthétique de l’âme.

  14.  
    Césaire
    | 9:17
     

    Slt Hilaire ! et encore félicitations pour ton livre. Amitiés

  15.  
    Roger SIDOKPOHOU
    | 20:32
     

    Mon Cher Florent ,

    Merci de nous faire découvrir un nouveau talent sur la scène de la Littérature béninoise .
    Merci à Hilaire DOVONON de s´être découvert à nous , pour nous faire cadeau de son talent , en prose poétique .
    J´ai personnellement beaucoup d´admiration pour les écrivains qui savent tremper leur plume à l´encre de notre mémoire collective : l´inspiration y accourt , s´y installe , tape dans ses mille mains , pour ouvrir les sentiers multiples de l´imaginaire , notre imaginaire !
    Mille bravos à Hilaire et…bienvenu au club !
    Meilleurs voeux à toi , Florent . Bonne Année 2008 à tous , à vos claviers et sur ce blog .

    Bien fraternellement .

    Roger SIDOKPOHOU – São Paulo – Brésil

  16.  
    crecel wilfried
    | 22:47
     

    c’ est heureux que des compatriotes comme Dovonou s’ investissent dans la littérature à travers son recueil dont j’ ai entendu parler pour la premiere fois au ccf de cotonou. mais il importe que nous nous rappellions que le chemin reste à parcourir …salut à l’ écrivain couao- zotti , l’ 1 des rares qui sauvegarde notre renommée de quartier latin. crecel wilfried, du réflèxionnisme.

  17.  
    | 14:07
     

    Crecel
    Heureux de te lire sur ce blog, mais ton réflexionnisme là, ça c’est à quoi? Encore un gadget de ton invention?

  18.  
    Antoine
    | 19:38
     

    Bonjour,

    J’ai lu et beaucoup aimé « La Floraison des Baobabs ». Je voudrais revenir sur deux points. Le premier : le titre. Si, en lisant Hilaire, on comprend merveilleusement bien l’importance du baobab dans la culture Fon, le premier titre proposé fait, en France en tout cas, trop penser au titre d’un James Bond, rapprochement que l’éditeur a sans doute pensé désastreux pour Hilaire et son livre et non pas pour des raisons de marketing. Le second point : en ce qui concerne la publication dans une maison confidentielle, il faut savoir qu’en France peu nombreux sont les éditeurs « sur la place parisienne » qui prennent le risque de publier le premier ouvrage d’un jeune auteur encore inconnu. ce sont les petites maisons confidentielles qui le font, offrant souvent – et de façon bien désintéressée car il est notoire que les petits éditeurs sont bien souvent, comme nombre d’auteurs, obligés d’avoir un job alimentaire à côté ! – la voie à leurs jeunes auteurs vers ces maisons d’édition plus grandes…

  19.  
    Pascal Arnaud
    | 1:53
     

    Je reporte ici le courrier qu’a bien voulu m’envoyer Pascal Arnaud, l’éditeur de HIlaire pour un regard explicatif sur l’édition de jeunes talents inconnus et sur l’univers du jeune écrivain. Merci pour cet élan…

    Bonjour cher Florent,

    Je vous remercie vivement du travail que vous avez fait sur le recueil
    d’Hilaire Dovonon, sur votre blog et ailleurs, et de ses conséquences.
    Je suis un peu frustré car je n’ai pas réussi à participer à la
    discussion sur le blog… Aussi je vous apporte ici quelques éléments
    de
    réponses aux questions posées par vos commentateurs :

    1 – Le choix du titre
    C’est une question des plus difficiles… De ce côté du monde je
    craignais que le titre original « Les Fantômes ne meurent jamais » sonne
    un peu trop comme un roman policier. Je ne le trouvais pas assez
    évocateur de la richesse des textes d’Hilaire pour un lectorat de
    France. Nous avons alors, Hilaire et moi, travaillé assez longuement
    sur
    ce sujet pour s’arrêter finalement à « La Floraison des baobabs ».
    Trois éléments sont important dans ce titre. D’abord le Baobab qui est
    un personnage important dans vos cultures d’Afrique de l’ouest, et donc

    dans les nouvelles d’Hilaire. Ensuite la floraison en ce qu’elle
    transporte, par résonance thématique, le parfum, la beauté et la
    brièveté. Le fruit enfin qui doit suivre la fleur, fruit nourricier et
    porteur d’avenir.

    2 – Le choix de l’éditeur
    Effectivement D’un Noir Si Bleu est un petit éditeur, et qui plus est
    totalement hors de Paris. Le choix de l’éditeur revient à l’auteur
    mais,
    il y en a un de taille ici, Hilaire proposait un recueil de nouvelles,
    sans avoir déjà publié de livre seul. Il y a bien sûr eu le Prix Alain
    Decaux de la francophonie en 2003, quelques nouvelles et poèmes publiés

    en revues ou en ouvrages collectifs… Pour un éditeur parisien c’est

    une carte de visite bien mince, et le genre « nouvelles » n’est pas prisé

    en France, par les éditeurs parisiens en particulier. Alors Hilaire est

    venu vers D’un Noir Si Bleu, petite maison d’édition certes, mais qui
    se
    fait une spécialité de publier des recueils de nouvelles. Et ses textes

    nous ont plu, alors… qu’ils vivent et parcourent le monde. La seule
    chose que j’espère pour Hilaire, c’est que ce recueil fera date dans sa

    carrière et qu’il lui ouvrira des portes plus importantes le moment
    venu.

    3 – Où trouver le livre
    On peut le trouver à la Librairie Notre Dame à Cotonou, c’est la seule
    librairie africaine qui m’a passé une commande. Sinon on peut le
    trouver
    en France dans plusieurs librairies, et bien sûr sur le site de la
    maison d’édition ( http://dnsb.chez-alice.fr/ ), mais pour des
    expéditions en Europe uniquement, ou sur les sites des grands marchands

    tels Amazon.

    Vous pouvez si vous le désirez diffuser ces informations sur votre blog

    en mon nom (je n’arrive toujours pas à inscrire de commentaire).

    Je vous souhaite, cher Florent, à vous, à votre famille et à
    l’ensemble
    des acteurs du livre béninois, une excellente année 2008.

    Amicalement.


    ==================================
    Pascal Arnaud
    D’un Noir Si Bleu
    03 85 84 58 74
    Au Côté – 71800 Gibles
    Site : http://dnsb.chez-alice.fr/

  20.  
    | 14:39
     

    Merci aux uns et aux autres pour les très belles réactions enregistrées autour du recueil de Hilaire. C’est vrai que depuis que j’en ai lu des extraits, bien même avant qu’ils ne paraissent en format autonome, je les ai défendus partout parce que j’aime son univers et j’aime sa langue.
    D’ailleurs, cette année, j’ai proposé le recueil à l’occasion du concours « Lu pour vous », une épreuve de critique littéraire à l’échelle nationale qui exige des participants, à sa deuxième phase, une lecture originale des ouvrages qu’on leur soumet. Faisant partie du jury, je me suis régalé des commentaires faits sur La Floraison des baobabs. Si la direction du concours me l’autorisait et si les candidats l’acceptaient, ce serait avec plaisir que je publierai ici quelques extraits de leurs textes.

  21.  
    Amour Gbovi
    | 19:27
     

    Bien que tu sois très effacé, tes écrits ne s’effaceront pas, Hilaire

  22.  
    Benoît Kongbo
    | 19:49
     

    Je suis un écrivain centrafricain. Pour connaître le titre des ouvrages que j’ai publiés, il suffit d’aller sur Google et taper mon nom. Je n’interviens pas ici pour faire un commentaire sur La floraison des baobabs, mais plutôt pour parler de l’auteur. Un ami !
    J’ai fait la connaissance d’Hilaire d’abord dans un numéro de Notre Librairie consacré aux Plumes émergentes où moi-même je figurais. Puis je l’ai rencontré à Douala au Cameroun lors de la manifestation Lire en fête 2005. C’est un jeune écrivain qui a du talent. Dans l’une de nos discussions, il m’a montré ses écrits (je me souviens que c’était un recueil de poèmes) tout encore inédits. J’ai été surpris de voir des écrits d’une telle beauté moisir dans le tiroir. A ma question de savoir s’il les avait déjà présentés à un éditeur, Hilaire m’a répondu par la négative. Je l’ai encouragé à le faire et je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit.
    Plus de deux ans après, j’écris à Hilaire pour lui souhaiter mes meilleurs voeux. C’est avec joie que j’apprends dans sa réponse la nouvelle de la publication de ses poèmes et de son recueil de nouvelles et la consécration de ce livre comme le meilleur de l’année 2007.
    Bravo Hilaire !
    Ne t’arrête pas là. Continue à me faire battre le coeur au rythme de ton écriture !
    Ton ami Benoît !

  23.  
    Hilaire DOVONON
    | 22:05
     

    Merci à tous ceux qui apportent leurs grains de sel à ce café littéraire.
    Salut à l’initiative, et que s’accomplisse son destin…

    Avec un peu de retard, une merveilleuse année à tous.

    Je suis un peu malaisé de tout ce qui se dit autour de la Floraison des baobabs. Je me demande s’il mérite autant et je ne pense pas qu’il soit le meilleur… C’est à Florent Couao-zotti que revient le mérite du petit bruit qui s’élève autour de l’ouvrage : c’est lui qui l’a introduit dans la revue Notre Librairie avec un extrait du Reflet des coquillages. Le manuscrit s’appelait alors Les fantômes ne meurent jamais ; c’est encore lui qui l’a fait découvrir lors d’un modeste lancement en mars 2006, c’est encore lui qui l’a proposé au concours « lu pour vous » et je me demande si l’ouvrage vaut ce qu’on en dit… Pour moi je suis encore au plein coeur de mes exercices littéraires et toujours en quête de trouvailles parce que je crois qu’il se trouve une fleur de feu dans le langage, et je la cherche sans cesse, dans ma petite intimité.. C’est pourquoi les propos flatteurs des uns et des autres, éclatant en plein jour, me dérangent…

    Mais je vous remercie du fond de mon coeur…

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