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Après Bollywood en Inde, Nollywood au Nigeria, quel wood pour le Bénin ?

Posté le 12 décembre 2007

  

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Il y a eu Abéni 1 et Abéni 2. Il y a Tcha alinfi, puis Classe B, puis Agbako, puis Assou gbô, puis Héélou gbêto, puis Tangny pompy, puis… Les films, chez Laha production, se succèdent au rythme de deux ou trois réalisations par mois. Un rythme plutôt époustouflant pour une équipe de jeunes techniciens, certes enthousiastes et volontaires, mais jamais confrontés à ce type d’expérience. Un volume d’activités qui traduit la volonté de  son initiateur, Abdel Hakim Aziz Latoundji de faire du Bénin, son pays, un nouveau pôle de production cinématographique. A la Nollywood.  

Le public, au départ sceptique, s’est progressivement laissé séduire. En fait, il connaissait déjà le concept avec les films nigérians dont les copies en VCD inondent, depuis dix ans, le marché béninois. D’ailleurs, c’est au Nigeria voisin que Abdel Hakim a fait ses armes. C’est l’expérience de Nollywood qui lui a inspiré la création, à Cotonou, de sa société de production Laha films.

Nollywood : du rêve à domicile.  

Nollywood, c’est près de 300 films par an et dix mille emplois directs (comédiens, techniciens, réalisateurs, producteurs, diffuseurs). Les films, qu’ils soient réalisés avec de petits ou gros budgets, traitent du quotidien des femmes et des hommes avec une prédilection pour les histoires aux allures de conte. Ici, la jeune femme des bidonvilles peut croiser la route du riche et bel homme de bonne famille. Les « miracles » de l’amour peuvent faire voler en éclats toutes les barrières, qu’elles soient religieuses, sociales et même ethniques. La sorcellerie y est traitée autant que la politique. Mais la morale, la bonne vieille morale y est toujours présente. Le méchant est puni et le bon toujours récompensé. Le tout servi par l’humour, le suspense, les effets spéciaux, dans une scénographie plus ou moins réussie des us et coutumes du milieu. 

Coup d’essai, maître révélé… 

Cette recette, transposée au Bénin par Laha, est en train de prospérer. Pour les deux premiers films qui ont servi de lancement au concept, Adel Hakim Amzat a fait appel à Tundé Kélani, un cinéaste nigérian auteur d’une dizaine de longs métrages. Abéni 1 et Abéni 2 racontent les amours contrariées de deux jeunes personnes issues de classes sociales différentes. Les intrigues orchestrées par leurs proches, les multiples événements qui vont jalonner leur parcours, ne pourront nullement empêcher leur union. Comme un conte traditionnel, l’histoire s’achève autour d’une fête où les antagonistes les plus irréductibles des deux personnages, deviennent leurs plus grands conciliateurs. « Love is love » dit la fable… 

Les films ont été tournés au Nigeria et au Bénin, en yorouba et en anglais, avec des comédiens des deux pays. Le sous-titrage est en français. En copies VCD, ces deux titres ont été déjà vendus à soixante mille exemplaires.  Cette première expérience a permis d’installer, à côté des département music, Ntic, sport, mode déjà existant, la section cinématographique du groupe. Dirigée par Bruce Brun – ancien réalisateur à la chaîne de télévision privée LC2 – elle a été mandatée pour offrir au public des productions, certes modestes, mais dans les règles de l’art et en temps record. Le premier essai « local » a été Tcha alinfin (foutaise en français). Un long métrage avec Marcelline Aboh, comédienne sexagénaire, animatrice principale de la troupe théâtrale féminine Les Echos de la capitale. Tcha alifin raconte les aventures cocasses d’un tombeur qui joue autant avec le cœur de ses conquêtes qu’avec les deniers de l’entreprise où il est responsable. Menacé de prison, il erre dans la ville à la recherche d’un prêteur pour combler le trou constaté dans les caisses. Il tombe alors sur sa femme qu’il avait répudiée et qui, entre-temps, est devenue administratrice des biens d’une riche femme d’affaires. On imagine la suite…  En terme de vente, le résultat de ce film a dépassé toutes les espérances. Plus de vingt mille copies vendues en moins de deux semaines. Il est vrai que la réputation de Marcelline Aboh et de celle de sa troupe ont contribué largement à ce succès. Mais il faut aussi mettre dans la balance deux facteurs importants : le battage médiatique et les circuits de distribution. Sur ce dernier aspect, Laha a fait appel, en plus des bureaux de poste où sont traditionnellement distribués ces films, aux chefs des quartiers de ville qui misent sur la vente ambulante. Après Tcha alifin, ont suivi d’autres livraisons, Agbako, Assou gbô, Classe B, Héélou gbètoh, puis Tangny pompy. Au total, huit longs métrages et sept courtes fictions…         

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Une machine grippée?

Si le décollage a réussi, la suite se révèle plus mitigée. Certes, les films appartiennent à des registres variés. On y trouve aussi bien du comique (Agbako) que du drame (Assou gbô), aussi bien de la détente (Classe B) que de la satire (Héélou gbètoh), mais ils donnent, à chaque fois, l’impression d’inachevé. Les scénarii semblent trop sommaires et insuffisamment travaillés. Des lourdeurs inutiles (scènes trop longues, répétitions dans les répliques) viennent, par moments, gripper la narration. Le sujet principal sur lequel le film est censé se concentrer se dilue parfois dans des considérations secondaires et la réalisation perd ainsi de sa pertinence.  Mais les uns et les autres sont conscients de ces faiblesses. Une redistribution du travail est en cours et les équipements (caméras haute définition, rails pour les travellings et autres consommables) ont été complétés. De plus, des expériences avec des réalisateurs étrangers sont envisagées. Car, le groupe ambitionne de s’ouvrir à l’internationale et veut, pour cela, commencer d’abord par la sous-région. 

 Les perspectives 

Déjà, certaines grosses productions sont en cours de réalisation. La première, Pourquoi moi ? est en montage. Ici, le parti pris est de faire appel à des comédiens connus dans la sous-région comme Nastou et Gohou. Gohou, comique populaire en Afrique de l’ouest est devenu à lui tout seul, plus qu’une tête d’affiche, une institution. Le principe est qu’en faisant jouer ces célébrités, les comédiens béninois acquérront de la notoriété et pourquoi pas, de l’épaisseur. C’est vrai qu’il en existe de très bons que les productions de Laha ont contribué à faire connaître. Delphine Aboh et Pélagie Soloté par exemples. Si la première suit les pas de sa mère Marcelline Aboh, la deuxième, Pélagie Soloté, présentatrice-vedette du journal à la télévision nationale est remarquable par ses performances…  Au-delà, Abdel Hakim Amzat envisage de diversifier l’exploitation de ces productions. Désormais, il ne se limitera plus à la vente en VCD. Les reproductions en DVD, les projections en salle, la vente des droits télé sont également prévues. Des options qui, ailleurs, donnent plus d’épaisseur et de retombées aux productions cinématographiques.

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Car, le 7ème art reste et demeure une industrie. Laha film ne l’a que trop compris. Dans les mois à venir, les surprises attendent les cinéphiles. 

23 commentaires pour « Après Bollywood en Inde, Nollywood au Nigeria, quel wood pour le Bénin ? »

  1.  
    Alban
    | 15:37
     

    Excellent article qui nous peint le milieu cinématographique béninois, même si l’étude s’est concentré sur les productions Laha, mais le terme wood ne peut pas lui être appliqué. Puisque le volume des réalisations est encore modeste et on ne sent pas vraiment de l’efferscence dans la production
    .

  2.  
    Aurélie
    | 15:46
     

    Je suis une passionnée du cinéma africain. J’approuve ce qu’a dit Alban, je crois qu’on ne peut pas considérer ce frémissement comme un wood en devenir. D’ailleurs, je n’apprécie pas beaucoup les films de Nollywood. Ce sont généralement des productions genre novellas brésilio-mexicains qui tournent autour de la sorcellerie et compagnie. Je crois que même les cinéastes nigérians, ceux qui font les vrais films, n’intègrent pas ces productions. Nollywood, c’est un phénomène, certes, mais il faut pas se cristalliser là-dessus.

    Aurélie M.

  3.  
    Alban
    | 15:56
     

    A Aurélie,

    Qu’est-ce que vous entendez pas  » vrais cinéastes » nigérians? Attention, c’est cette démarche ségrégationniste que vous faites là qui est souvent à l’origine des disputes entre gens de la même coorporation. Aujourd’hui, il est clairement admis que avec peu de moyens, on peut tourner des films. Les technologies se sont développées et on peut obtenir les mêmes résultats avec des budgets de 20 millions qu’avec des budgets de 200 millions. Nollywood, c’est un phénomène duquel jaillira les meilleurs films africains du 21 ème siècle. J’en suis très sûr. Donc, pas de dénigrement des producteurs, des comédiens et autres réalisateurs qui se sont inscrits dans cette dynamique.

  4.  
    Aurélie
    | 16:06
     

    Vous prenez très vite la mouche, mon cher Alban,

    Nollywood, je le répète, est un phénomène marginal. Les films réalisés dans ce circuit, même s’il fait vivre des milliers de personnes, ne peuvent pas intégrer le circuit international. Vous savez pourquoi? A cause de leur qualité assez modeste. Si le public nigérain en est content, tant mieux. Moi, j’en ai vu et je peux vous dire que ce n’est pas ce qui se fait le mieux en Afrique. Alors, les cinéastes de cette veine, au lieu de s’occuper de l’alimentaire, peuvent de temps, produire des films au format plus recherché. Je ne dis pas qu’il doit créer comme les occidentaux, mais qu’ils doivent faire un travail de recherche, donc de créativité.

  5.  
    Nicaise-Bernard
    | 16:19
     

    Salut Florent Couao-Zotti
    C’est un ami qui m’a parlé de ce blog, c’est pas mal, je me disais qu’on allait nous saouler de littérature, mais je vois que les questions de toutes sortes sont abordées.
    Moi j’aime les films de Laha production. Contrairement à votre commentaire, je trouve que les scénarios racontent nos réalités et que les comédiens s’en sortent pas très mal. Surtout la petite Aboh, la fille de mracelline. Elle me fait penser à Rubi (je vais encore vous choquer, n’est-ce pas?) du nom de l’héroïne d’un feuilleton diffusé dans la sous-région en ce moment. Mais c’est un rôle de la tueuse qui lui va bien, mais faut qu’elle varie un peu. Pour qu’on voie si elle est capable d’autre chose. Je reconnais qu’il y a quelques faiblesses, mais je crois que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.
    Mais monsieur Couao-Zotti, vous avez dit que c’est deux films par mois, mais depuis là, on n’en voit pas beaucoup !

  6.  
    Aurélie
    | 16:32
     

    Je n’ai pas eu l’occasion de voir les films de Laha pour me faire une opinion. Mais s’ils se présentent comme les films de Nollywood, je devine alors leur qualité. Ce que je ne comprends pas en Afrique, c’est qu’on ce contente souvent de peu. On veut faire un film? Soit! Mais donnons-nous les moyens de le produire! Si c’est pour nous offrir des réalisations à la Nollywood, je dis pardon!

  7.  
    | 16:56
     

    Chers amis, connus ou incoonus,
    je suis très heureux que cet article ait suscité ces réactions aussi diverses que variées. A Nicaise-Bernard, je voudrais dire que d’après ce qu’on m’a dit à la production chez Laha, il est prévu deux films par mois. Oui, vous avez bien lu: deux voire trois films par mois. C’est une ambition que s’est fixée ce groupe. Je sais que le rythme est assez élevé. Mais si le groupe est parfaitement organisé, il peut même arriver à tourner quatre films. Les studios de Hollywood tournent jusqu’à six films par mois. Cela dépend de la capacité des équipes de tournage. Car, on ne confie jamais un tournage à la même équipe dans le même mois, voire dans le même trimestre, sauf cas exceptionnel. Parce qu’un film, c’est beaucoup de soins avant, pendant et après. Mais cela dit, je ne suis pas d’accord avec Aurélie quand elle semble réléguer les films à la Nollywood dans une catégorie marginale! Ce sont de producrions qui méritent, quoique l’on dise, notre recpect.

  8.  
    Alban
    | 17:09
     

    Si Aurélie déteste tant les films à la Nollywood (est-ce qu’il n’ya pas un autre terme pour désigner ces films?), alors que dira-t-elle si elle voyait les films burkinabé où les cinéastes passent le plus clair de leur temps à nous montrer les couchers du soleil avec des cases, des poulaillers et autres décors sordides?
    Moi, je ne me reconnais pas dans ces films, et je préfère de loin les films de Laha qui parlent de mon quotidien. Et puis, nous avons besoin d’avoir nos vedettes. Si on doit attendre des centaines de millions de francs qui ne viendront jamais, il vaut mieux faire des films gais, émouvants, avec des comédiens de chez nous et à moindre coût.

  9.  
    Alban
    | 17:17
     

    moi j’ai vu certains films dont Agbako et Héélou gbêto. Si Agbako m’a laissé un peu sur ma faim, Héélou gbêto me semble assez bien. Mais ce que je n’ai pas compris, c’est le rôle qu’ a joué Delphine Aboh. Au début, elle était bien visisble, et puis après elle a disparu. Pourquoi? Seul le réalisateur peut nous l’expliquer! Mais entre nous, est-ce qu’elle n’est pas craquante?

  10.  
    Nicaise-Bernard
    | 17:21
     

    Si elle est craquante, qu’est-ce que tu attends pour l’allumer?

  11.  
    Jemima
    | 12:49
     

    Salut cher monsieur Cuao-Zotti
    Votre analyse de la production Laha est intéressante, mais vous avez oublié de parler des autres productions. Je veux ainsi évoquer le cas des réalisateurs comme Claude Balogun ou Ignace Yêtchénou. Ils ont signé des séries comme Taxi brousse, une vingtaine de films assez bien faits. Sans compter les centaines de petites productions présentées en VCD comme PIPI Wobaho et Propé. Alors, qu’est-ce que vous en faites, vous les jetez?

  12.  
    Aurélie
    | 13:01
     

    Pipi Wobaho littéralement « Pipi, pâte de maïs a cherché querelle ». Comment imaginer qu’avec tel nom, on puisse faire des productions de qualité? Et j’ai moi-même, pu en voir quelques uns. Si on applle ça production cinématographique, c’est vraiment la honte!

  13.  
    Alban
    | 13:12
     

    Monsieur Nicaise-Bertrand,
    Vous n’allez pas me dire que vous ne trouvez pas exceptionnelle la jeune Delphine. Moi, en tout cas, quand je la vois dans ses différents roles, je me dis qu’elle a du chien quelque part…

  14.  
    Nicaise-Bernard
    | 13:20
     

    Elle a sans doute du chien du chat ou du mouton quelque part, ça, je m’en balance, mais ce qui est le plus important, c’est qu’elle multiplie les rôles, au lieu de rester dans le registre de la pétasse de service!

  15.  
    | 14:25
     

    Jemima,
    Est-ce la réalisatrice de l’ORTB? En tout cas, vous avez bien fait de soulever la question des autres productions audio-visuelles. Taxi-brousse n’est pas commercialisé, les autres dont vous parlé, à savoir Pipi Wobaho sont plutôt des sketchs et bien évidemment de mauvaise qualité. Si on doit considérer ça comme cinéma, tel que le dit Aurélie, je crois que personne ne nous prendrait au sérieux…

  16.  
    Césaire
    | 20:39
     

    Je pense que le titre de l’article lève l’équivoque sur le mot « wood ». Par ailleurs, je ne pense pas que les autres ont attendu d’avoir produit des milliers de films pour se choisir des noms. Laha ainsi que les autres maisons de productions sont en bonne voie! il n’y a qu’à leur dire « bon vent ». Et bienvenue à tous sur le blog. Je commençais à me sentir seul à y faire de commentaires. Restez surtout fidèles !!!!

  17.  
    Alban
    | 19:57
     

    Je reviens sur ce que je disais, Nicaise-Bertrand. Cela paraîtrait un peu comme une obessession, mais je répète que cette jeune femme Delphine, je la préfère dans ces rôles, même si moralement, c’est gênant. Mais nous sommes dans la fiction. Et ça nous change des rôles classiques auxquels nous a habitué le cinéma africain. Généralement, les films africains à la malienne ou à la burkinabè nous présentent de vieilles ménopausées, des villageoises sans grand charme. Parfois, ce sont des citadines hors de leurs temps, attifées comme des vieilles postiches. En tout cas, de jeunes femmes habillées à la mode de leur temps, volontaires et très sexy, moi j’en veux davantage dans les films de Laha. Qu’elles soient des manipulatrices, des croqueuses d’hommes, des tueuses ou autres pétasses, ça ne me gène pas….Le monde est pluriel, il a changé et les africaines avec. Alors…

  18.  
    Nicaise-Bernard
    | 14:38
     

    Bon, c’est définitivement prouvé que tu la veux cette fille, mon pauvre Alban. Alors, si tu veux son adresse, n’hésite pas du tout. Va à Porto-Novo chez sa mère ou va te renseigner auprès de son producteur à Cotonou.

  19.  
    | 15:02
     

    Les femmes dans le cinéma africain ont des postures multiples et diversifiées: de la sauvageonne à la citadine, de la vieille ménopausée à la salope. Il y en a de toutes sortes et je ne crois pas que les films de Laha soient révolutionnaires sur ce plan-là. En tout cas, pour ma petite expérience, j’ai vu un peu évoluer les figures de femmes africaines sur l’écran. Mais celles qui m’ont vraiment marqué sont Ramatou dans Hyènes de Mampéty, Félicité Wassi dans le cri du coeur de I. Ouédraogo, Anny Tchelly dans Bal Poussière de H. Duparc et la remarquable inconnue…de Tostsi de Gavin Hood. Les autres, on peut gloser là-dessus. En tout cas, il y a ici ou là, des rôles variés et multiples qu’on donne aux africaines qui doivent devenir des têtes d’affiche du cinéma africain, dussent-elles jouer des rôles de…pétasses…

  20.  
    Jémima
    | 20:15
     

    Je voudrais dire à Florent que je ne suis pas Jémima de l’ORTB, mais que j’en suis pas moins une amateure de films.
    Ce qu’on évoque comme problèmes sur les figures féminines du cinéma africain se posent dans tous les domaines de la filmographie produite sur le continent. Nous avons tant de problèmes à résoudre et en même temps un potentiel à exploiter dans tous les domaines: sujets, décors, histoires et même techniques. Mais le fait qu’avec de petits budgets, certains en arrivent à faire de grandes choses me réconforte.
    Laha production est un pionnier dans ce domaine. Car, c’est une maison qui n’attend pas de recueillir des sous des institutions étrangères pour financer ses projets. Or, on sait très bien que c’est l’indépendance dans ce domaine qui permet de faire toutes sortes d’expériences. Le blanc, quand il veut financer un film, veut d’abord voir si le sujet et le scénario correspondent aux clichés qu’il a de l’Afrique. Les films que Alban décrient si tant et qui sont faits par les Burkinabè et les Maliens où l’on montre une Afrique misérable ou préhistorique, relèvent bien de cet ordre là. Connaissez-vous le dernier film de Sylvestre Amoussou African Paradise? Parce qu’il s’attaque à un sujet un peu gênant pour eux, les blancs n’ont pas voulu le financer. Il a dû lui-même faire une levée de fonds auprès de ses amis et des pasionnés de cinéma pour financer cette production. C’est cela, les problèmes dont nous parlons…

  21.  
    Hilaire DOVONON
    | 19:05
     

    Ce qui me rejouit de toute façon, c’est que tout au moins Laha nous donne un espoir. Je crois que le temps leur permettra de poncer les contours de leurs productions.

  22.  
    | 19:49
     

    J’ai retrouvé ce message tombé dans les spams. Je crois avoir reconnu Laha lui-même avec sa modestie habituelle. Il nous fait l’amabilité de participer à ce débat. Tout en nous remerciant de l’avoir soulevé. C’est plutôt à lui que nous adressons nos félicitations. Pour s’être risqué dans un domaine apparemment difficile, mais aussi passionnant. C’est le lot des pionners. S’il réussit, tous les lauriers seront pour lui, s’il échoue, les jugements de ses concitoyens seront sévères.

    Chers amis,
    juste pour remercier tout ce monde qui nous encourage a Laha. Nous avons à, l’heure d’aujourd’hui, quatre films deja bouclés , pour dire que nous restons normalement dans notre logique de deux films par mois , sauf qu’il se pose de petits problemes au niveau de la distribution que nous essayons d’améliorer. Nous sommes très ouverts pour des conseils et des propositions. Seul à Laha nous ne pourrions pas relever ce grand defi du cinema beninois et africain.
    Merci

  23.  
    SESSON jacques
    | 17:56
     

    quand a moi je ne vient pas pour critiquer l’affair d’un pays d’autrui,mais plutot je parlerai du miens.quand on prend Laha,il est un proffesionel du metier par sa qualite ,ses personnels d’equipe.voir tout ce que vous vous etes entrain de discute,Hoolywood qui apartient a une grande puissance du monde,qui a des equipements de la derniere generation.les americains tournent des films avec les appareil cellulos de format XDCAM.cela voudra dire que nous ne pouvons pas nous compare a eux meme si nous somme du meme domaine.secondo en afrique nous avons des gents cales en matiere de la production mais pour raison des moyens , ils ne pouvaient pas fait par de leurs inovations.imagine un instant que les pays de l’afrique comme le Nigeria qui est l’initiateur de Nollywood avait la potantialite d’aquerir des equipements dont j’avais parle,quel seral’mage de l’afrique dans les continent voisin si deja avec ce qu’ils font leurs permet d’occuper la 3e place dans le monde entier.la plus forte raison le meilleur cardreur de l’afrique de l’ouest est un nigerian,TUNDE KELANI.Alors pour critiquer il faut aussi savoir les notions de review avant de critiquer.Les Africains sont vraiment plus inteligent que les Americains et Europeens ,mais le probleme fondamentale est qu’ils n’ont pas l’acces de ses equipements.
    NB:En afrique nous faisons les homes videos et non les Films.voila, faisons la part des choses.
    Seul à Laha nous ne pourrions pas relever ce grand defi du cinema beninois et africain.
    Merci pour cette comprehension.

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